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Perspectives du marché immobilier en 2024 ?



LE CONTEXTE

Alors que les signaux économiques oscillent entre la baisse des prix, une hausse record des taux d'intérêt, une offre limitée, et un pouvoir d'achat en stagnation, le secteur immobilier se trouve à la croisée des chemins. Des événements tels que la pandémie, les tensions en Ukraine, et le retour de l'inflation ont considérablement influencé l'économie immobilière mondiale. Après la période post-COVID, les prix et les ventes ont atteint des sommets dans les pays développés, soutenus par des taux d'intérêt historiquement bas. Cependant, en 2022, la dynamique a changé avec une décélération des prix et une chute des ventes, marquées par des taux d'intérêt à leur plus haut niveau depuis une décennie.


LES RISQUES

Lors d'une conférence au sein du Cercle des Managers Immobiliers, le ministre du Logement, Patrice Vergriete, a tiré la sonnette d'alarme, soulignant le décalage massif entre l'évolution du marché immobilier en France et le pouvoir d'achat des ménages. Il a évoqué la possibilité d'un krach immobilier, souvent qualifié de "cygne noir" aux États-Unis. Mais, qu'est-ce qu'une bulle spéculative ?


La spéculation, moteur des bulles, survient lorsque les acheteurs investissent avec l'espoir de réaliser un profit important. Elle peut également résulter d'une surabondance d'offres, comme une production excessive de logements, ou d'une crise de l'emploi où les ménages luttent pour rembourser leurs prêts. Cependant, contrairement à une situation spéculative, le marché actuel présente un déséquilibre entre les prix et le pouvoir d'achat des acquéreurs, sans pour autant être alimenté par une spéculation démesurée.


La question se pose : la hausse des taux rendra-t-elle les prix plus abordables ? La Banque centrale européenne préconise une augmentation des taux hypothécaires pour rendre les logements plus accessibles, mais malgré une hausse persistante des taux depuis plus d'un an, les prix ne montrent pas de signes de baisse significative à l'échelle mondiale.


LES MESURES

La BCE, augmentant son taux d'intérêt de référence à 4,75 % en septembre 2023, se concentre sur la lutte contre l'inflation, même si celle-ci est en recul en zone euro. Dans le contexte mondial, le niveau des stocks demeure faible en raison d'une construction neuve déficitaire et d'une prudence accrue sur le marché de l'achat-revente. Cependant, il est crucial de noter que le marché immobilier global n'est pas spéculatif, et les prix montrent une résilience relative. Cela crée toutefois des conditions propices à une nouvelle fracture sociale, excluant certains groupes de la propriété immobilière.


Les tendances régionales à la fin de 2023 montrent des variations, mais des similitudes frappantes. Aux États-Unis, les prix ont repris, bien que les ventes aient légèrement diminué. En France, les prix ont augmenté modérément, mais les ventes dans l'existant et le neuf ont chuté. En Allemagne, les prix sont en baisse, et au Royaume-Uni, une diminution est également prévue avec un nombre de ventes au plus bas depuis 2012. Au Canada, les prix ont chuté en moyenne.


CONCLUSION

En anticipant l'année 2024, le principal défi résidentiel mondial demeure la pénurie d'offre, avec des millions de logements manquants en Amérique et des besoins non satisfaits en France et en Allemagne. Lawrence Yun, économiste de la National Association of Realtors, envisage deux scénarios. Le premier, marqué par un apaisement de l'économie, pourrait entraîner une légère baisse des taux hypothécaires et une augmentation du nombre d'acheteurs sur le marché. Le deuxième, en cas de récession économique, pourrait conduire à une vente forcée de maisons et une baisse de la confiance des consommateurs, avec des taux d'intérêt plus bas, mais également une opportunité pour certains ménages stables.


Il est crucial de noter que le marché immobilier actuel n'est pas spéculatif, les prix reflétant une forte demande combinée à une pénurie de biens. Les ajustements se font principalement sur le volume des ventes, créant malheureusement une exclusion potentielle d'une partie de la population à revenus moyens de la propriété immobilière. Les pouvoirs publics doivent rester attentifs à la dynamique du logement et à l'investissement privé pour garantir une stabilité équilibrée.


Merci de nous avoir consacré le temps de la lecture.

L'équipe de Atom investissement locatif

 

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